APOLITIQUES LES MUNICIPALES ?
QUESTION : dans ce département, plusieurs listes se présentent sous l’étiquette apolitique. Qu’en pensez-vous ?
Claire Peytavi-Rodriguez (PS) :
Par exemple : le maire et le Conseil Municipal désignent parmi eux les « grands électeurs » qui ensuite élisent les sénateurs, élection politique par excellence. Dans notre département les deux sénateurs ont l’étiquette UMP et on peut sans se tromper affirmer que nombre de ces conseillers municipaux « grands électeurs », prétendument apolitiques, votent à droite. Il est clair que les conseillers municipaux ont un rôle éminemment politique.
Sébatien Pouilly (PCF) :
Nicolas Sarkozy n’hésite pas à mener campagne pour son parti l’UMP. Présence médiatique, soutien actif auprès de ses amis, nous sommes là loin du devoir de réserve qui caractérise pourtant la fonction de Président de la République. Il entend faire de ces élections municipales un enjeu national au profit de la poursuite de sa politique. Politiques… oui, ces élections le sont. C’est la droite qui le veut. A gauche, elles appellent une réponse claire dans les urnes. Réponse que l’apolitisme ne peut en aucun cas porter.
Chantal Décosse (MRC) :
La solitude, l’isolement, c’est l’impuissance. Si l’on veut faire aboutir des projets, réaliser une œuvre qui se tienne, il faut s’unir. Les formations politiques sont faites pour cela. Elles sont porteuses d’un projet de société à tous les échelons, du niveau local au niveau international. Ne penser qu’à satisfaire une ambition personnelle est une dérive. Il nous faut, au contraire, faire équipe avec d’autres, partager le même idéal, débattre, se former.
L’époque que nous vivons est complexe. Nos convictions, nous les ferons connaître lors de toutes les élections afin d’unir toutes celles et ceux qui se soucient de l’intérêt général.
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